
Les revoltes contre la vie chere en Afrique et ailleurs dans le monde de ces derniers mois inquietent et amenent a nous poser des questions sur le futur surtout pour nous Africains.
Une des solutions, sinon LA SOLUTION adequate, serait de revitaliser nos cultures vivrieres de sorte a accroitre les productions locales ce qui nous rendrait moins dependants des importations. Ce que les altermondialistes appelent securite alimentaire ou encore souverainete alimentaire.
En effet, le contexte de mondialisation, les politiques protectionnistes des pays developpes, le diktat de l'OMC ne laissent rien presager de bon pour les annees a venir. Avec un prix du baril de petrole qui continue de grimper tous les jours, les besoins de la puissante Chine qui ne cessent de croitre, il est important de repenser le developpement des cultures vivrieres car malheureusement en Afrique, l'agriculture vivriere est une agriculture qui est principalement de subsistance. Celle-ci est fortement dependante des conditions climatiques, des conditions des sols et aussi des politiques gouvernementales en la matiere. Elle est restee tres archaique malgre le fait qu'elle soit pratiquee depuis des millenaires.
C'est en ce sens que des initiatives comme l'AGRA (Alliance for a Green Revolution/ Alliance pour une revolution verte) sont a encourager. Elle propose des solutions adaptees a des problemes quotidiens en incluant les exploitants agricoles du petit fermier au syndicat agricole en l'eduquant sur toute la chaine agricole a travers des politiques de gestion de l'eau, une revitalisation des sols, des politiques environnementales, l'education des paysans...
En outre, elle finance des etudes agricoles au Ghana et en Afrique du Sud pour des etudiants Africains. Par exemple, sept etudiants viennent de terminer leurs etudes en developpement agricole et sont desormais titulaires d'un Doctorat en Agriculture. Entre autres sujets de recherche; Mais tolerants a la secheresse pour l'est du Kenya, Pois cajans résistants à la jaunisse fusarienne pour le Malawi, Maïs tolérant à la sécheresse pour des sols peu fertiles en Zambie...
Une approche plus professionnelle du secteur vivrier est une amorce de solutions. Il s'agit d'impliquer TOUT le monde dans ces politiques de developpement a commencer par l'exploitant agricole. Une politique de l'AGRA en ce sens a permis a l'Ouganda de réduire ses importations de riz de 60.000 tonnes en 2005 à 35.000 tonnes en 2007, économisant ainsi aux Ougandais près de 30 millions de dollars US, ceci en creant des varietes de riz resistantes a la maladie selon l'organisation agricole nationale ougandaise de recherches (NARO).
Voici du concret.


